La crise entre dans la phase de décote généralisée des dettes occidentales

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Communiqué GEAB N°59

On a vu avec la faillite du fonds d’investissement MF Global comment les maîtres de Wall Street pouvaient s’effondrer d’un seul coup du fait de leurs erreurs de stratégie sur l’évolution des dettes publiques européennes. Jon Corzine n’est pas Bernard Madoff. En terme de sens moral, il doit certes en être proche mais, pour le reste, rien de comparable. Madoff était un franc-tireur de Wall Street alors que Corzine c’est la grande aristocratie : ancien PDG de Goldman Sachs, ancien gouverneur du New Jersey, principal donateur de la campagne Obama pour 2012, pressenti pour remplacer Tim Geithner au poste du Secrétaire d’État au Trésor en Août dernier (35), … et de facto l’un des « créateurs » d’Obama en 2004 (36). On touche ici au cœur de la relation incestueuse Wall Street/Washington que dénonce désormais une majorité d’Américains (37). Ainsi en Août encore il apparaissait comme un « intouchable » au sommet de Wall Street ; et pourtant il s’est trompé entièrement sur l’évolution des événements. Il a cru que le monde d’avant continuait et que, comme « toujours », les créanciers privés seraient remboursés « rubis sur l’ongle ». Résultat : des pertes énormes et une faillite qui fait perdre beaucoup d’argent à ses clients et met 1.600 employés à la rue (38).

Nous avons annoncé dans le GEAB précédent que nous entrions dans la phase de décimation des banques occidentales. Cette phase a donc bien débuté et les clients de l’ensemble des opérateurs financiers [banques, assurances, fonds d'investissements, fonds de pension (39)] doivent dorénavant se poser des questions sur la solidité de ces institutions. Et comme le montre le cas Corzine, ils ne doivent surtout pas supposer que parce que ces institutions ou leurs dirigeants sont connus et dotés d’une solide réputation, elles sont a priori plus solides que les autres (40). Ce n’est pas la bonne connaissance des règles du jeu financier d’hier (qui a fait leur réputation) qui compte désormais, c’est l’aptitude à comprendre que les règles du jeu ont changé qui est devenue déterminante. Source ICI

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